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 ILE DE LA TORTUE

L'île de la Tortue ( Espagnol= Tortuga) est une île de l'Océan Atlantique, située au Nord-Ouest de l'actuelle république de la republique d'Haiti. Elle fut un bastion pour les pirates qui écumaient la  mer des Caraibes au XVIIe siecle . Île de 37 km de long sur 7 km de large, elle est un lieu touristique du nord-ouest d'Haïti.Elle doit son nom à une montagne dont la forme ressemble de loin à une tortue au repos.L’île fait partie d’un bloc tectonique distinct du reste de l’île d’hispaniola; très accidentée avec une crête centrale, des terrasses au nord, sol sablo-limoneux sur les côtés et argileux/acide sur les hauteurs qui atteignent 450m, la côte sud a des plages et des récifs exceptionnels.

Potentiel de développement :

Avec sa géologie, ses sites naturels d’une beauté exceptionnelle, ses plages (l’une d’elles a été désignée la plus belle des caraïbes « La Pointe-Ouest »), ses récifs, ses montagnes, ses vestiges historiques et culturels, l’île avec ses légendes de pirates a un potentiel touristique évident et extraordinaire. L’île dispose également de terres argileuses qui se prêtent facilement à la fabrication de poterie et de brique entrant dans la construction de maisons et autres ouvrages d’art.

Nul lieu n’a plus attribué de légende des trésors arrachés aux galions que cette île située face au rivage nord-ouest d'Haïti.La Tortue développe, au nord, des montagnes tellement inaccessibles qu’on appela cette côte la « côte de fer ». Au sud, son port offre un excellent refuge bien abrité. On y trouvait aussi un entrepôt pour le trafic des cuirs avec les boucaniers de Saint-Domingue, et du tabac, produit sur place. Cependant, ce sont bien les captures faites au dépens des espagnols qui firent à la Tortue la réputation du meilleur repaire des flibustiers de la Caraïbe.

Le Vasseur prit le contrôle de l’île en 1640, avec de nombreux hommes, ce qui représenta un net avantage aux pirates, car celui-ci repoussait sans cesse les anglais. Il devenait facile de se ravitailler en vivres et en poudre sur l’île, et dès que les aventuriers effectuaient une capture, au lieu de devoir l’emmener à plusieurs mois de voyage, la mettait dans le port de la Tortue et dès le lendemain ils étaient à l’embouchure des rivières et des ports de Saint-Domingue(Haiti aujourd'hui).

Le 6 juin 1665, la Tortue est rattachée à Bertrand d’Ogeron et donc au domaine français. D’Ogeron avait mené la vie des boucaniers à la Côte de Port-de-Paix( Valparaiso), au Petit-Goâve, puis de 1662 à 1664, avait contribué au développement de la Grande Antille en assurant le transport de centaines d’engagés depuis Nantes sur Léogane et le Petit-Goâve. Cependant, les flibustiers jouissaient encore d’une sorte de régime anarchique qui les laissait libres de toute imposition et leur permettait de trafiquer à leur guise.

C’est vers 1670 que l’ordre fut rétabli, les turbulences allaient certes perdurer mais il n’était plus question d’insoumission véritable.

 

Eglise Notre-Dame de la Nativité de La Tortue

Un peu plus d'histoire :

Lieu chargé d’histoire et de légendes, on retrouve sur l’île de la Tortue les vestiges des différents occupants qui se sont succédés : des premiers indiens arrivés vers l’an mille aux colons des XVIème, XVIIème, XVIIIème siècles. Au XVIème siècles les Espagnols ont entièrement décimé la population indienne. L’île a été exploitée par les Anglais et les Français pour son bois en abondance. Vers 1600, les boucaniers se sont implantés dans l’île qui devient le refuge des pirates. Liés par un pacte, ils se diront Petits Frères de la côte et devinrent légendaires. L’île fut le premier point de colonisation française à Hispaniola. Au XVIIIème siècles, des esclaves (marrons) se sont réfugiés sur l’île qui à cette époque était la propriété du Duc de Choiseul-Praslin. Le Duc et un artisan, Raymond Labatut, exploitèrent d’abord les bois précieux de l’île, puis ont planté du café, de l’indigo et du coton.

Le petit port de l'île de La Tortue

Les pirates

Le premier repaire de flibustiers (ou pirates) fut l'île de la Tortue, ou Tortuga. C'est une petite île escarpée de 300 km2 située au nord d'Hispaniola (aujourd'hui Haïti) dont elle séparée par un bras de mer large d'une dizaine de kilomètres. Elle doit son nom à une montagne dont la forme ressemble de loin à une tortue au repos. La Tortue fascine parce qu'aujourd'hui cet endroit n'a plus aucune importance. Alors que pendant 50 ans, La Tortue a été le centre de la flibusterie.

Et quand on dit repaires, il ne faut pas imaginer des endroits de tout repos. Pour commencer, les habitants sont grouillants et bagarreurs. Pire encore, les Espagnols et d'autres font de leur mieux pour chasser les flibustiers. Regardons seulement comment cela s'est déroulé pour la Tortue:

En 1625, un gentilhomme normand, Belain d'Esnambuc, avec 80 français s'installe à La Tortue pour en faire le repaire dont les flibustiers ont besoin pour attaquer les convois espagnols. Belain d'Esnambuc est chassé par l'amiral Fadrique de Toledo. Mais en 1630, il reprend possession de l'Ile de la Tortue. La petite colonie compte bientôt en six villages, (Basse-terre, Cayonne, la Montagne, le Milplantage, le Ringot et la Pointe-au-Maçon). En 1638, les Espagnols reviennent en force sur l'île. En 1639, les Anglais commandés par le capitaine Wallis chassent les espagnols. En 1640, un gentilhomme protestant, Le Vasseur, reprend l'île au nom de la France. Il fait construire le fort de La Roche. L'île devient très prospère. Les flibustiers y trouvent tout ce dont ils ont besoin; poudre munitions, vivres, rhum, femmes, mets abondants, tripots....

En 1645, les espagnols échouent dans une tentative de reprendre possession de l'île.

En 1652, Le Vasseur est assassiné. Il est devenu un tyran sadique. Le Chevalier Henry de Fontenay le remplace. Les attaques contre les possessions espagnoles augmentent encore.

En 1654, de Fontenay doit se rendre à Don Gabriel Rozas de Valle Figueroa après avoir défendu l'île avec honneur.

En 1656, Jérémie Deschamps du Rausset, obtint du roi de France, le titre de lieutenant du roi en l'île de la Tortue qui est toujours occupée par les espagnols.

En 1659, après trois ans de préparatifs, il reprend possession de la Tortue.

En 1654, du Rausset doit la rétrocéder à la Compagnie des Indes Occidentales en 1664.

À partir de ce moment, la Tortue reste une possession de la France. Plusieurs gouverneurs se succèdent qui tentent tour à tour de stabiliser la population de l'île en faisant venir des colons et des femmes. L'île de la Tortue sert à protéger les établissements français de la Haute-Terre (Haïti/Saint-Domingue).

À partir de 1683, Pierre-Paul Tarin de Cussy prend la charge d'exécuter les instructions de Louis XIV de réduire la flibuste jugée trop turbulente et gênante pour les manoeuvres diplomatiques de la France en Europe. Il offre par exemple un poste important à Grammont. Il nomme De Graaf chef de la police. Mais beaucoup de flibustiers partent courir fortune ailleurs. À partir de 1700, les flibustiers français se joignent à leurs frères anglais de la Jamaïque. L'île de la Tortue n'a plus d'utilité. Elle retourne à l'état d'île déserte

île de la tortue à Haïti

Superficie : 190 Km², 7KmsX37Kms

Population: 36000 habitants

Densité de la population :195H/Km² essentiellement rurale ;Quelques villages.

Géologie: L’île fait partie d’un bloc tectonique distinct du reste de l’île d’hispaniola; très accidentée avec une crête centrale, des terrasses au nord, sol sablo-limoneux sur les côtés et argileux/acide sur les hauteurs qui atteignent 450m, la côte sud a des plages et des récifs exceptionnels.

POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT :

Avec sa géologie, ses sites naturels d’une beauté exceptionnelle, ses plages (l’une d’elles a été désignée la plus belle des caraïbes), ses récifs, ses montagnes, ses vestiges historiques et culturels, l’île avec ses légendes de pirates a un potentiel touristique évident et extraordinaire. L’île dispose également de terres argileuses qui se prêtent facilement à la fabrication de poterie et de brique entrant dans la construction de maisons et autres ouvrages d’art.

   ILE DE LA TORTUE      
1492 (6 décembre) Christophe Colomb navigue au large d'une île au nord de la grande terre qu'il désigne du nom d'Ile de la Tortue en raison de son profil.
1630 Arrivée des premiers boucaniers.
1641 François Levasseur, gouverneur de l'Ile de la Tortue par droit de conquête.
Arrivée des premiers engagés. On désignait sous ce vocable les européens qui vendaient leur travail à un patron pour une durée de trente six mois.
1651 Louis XIV signe la concession de plusieurs îles dont l'île de la Tortue à l'ordre Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem ou Ordre de Malte. Louis d'Ache chevalier de Fontenay est nommé gouverneur.
1656 Nomination de Du Rausset, premier gouverneur de l'île de la Tortue par commission royale.
1664 Louis XIV nomme Bertrand d'Ogeron gouverneur de La Tortue. Le siège du gouvernement restera sur l'île jusqu'à sa mort en 1676.
1697 Le Traité de Ryswick établit la souveraineté définitive de la France sur la partie occidentale de l'île d'Hispañola.
1802 L'île est un lieu de villégiature. Les Français s'y réfugient pour échapper à la fièvre jaune. La dépouille de Leclerc y est transportée pour être rapatriée en France.

descente du morne au cœur de l'île pour aller chercher de l'eau

L'île de la Tortue  est une île de l'océan Atlantique, située au Nord-Ouest de l'actuelle république d'Haïti. Elle fut un bastion pour les pirates qui écumaient la mer des Caraïbes au XVIIe siècle.

Île de 37 km de long sur 7 km de large, elle est un lieu touristique du nord-ouest d'Haïti.Elle doit son nom à une montagne dont la forme ressemble de loin à une tortue au repos.L’île fait partie d’un bloc tectonique distinct du reste de l’île d’hispaniola; très accidentée avec une crête centrale, des terrasses au nord, sol sablo-limoneux sur les côtés et argileux/acide sur les hauteurs qui atteignent 450m, la côte sud a des plages et des récifs exceptionnels.

Potentiel de développement :

Avec sa géologie, ses sites naturels d’une beauté exceptionnelle, ses plages (l’une d’elles a été désignée la plus belle des caraïbes « La Pointe-Ouest »), ses récifs, ses montagnes, ses vestiges historiques et culturels, l’île avec ses légendes de pirates a un potentiel touristique évident et extraordinaire. L’île dispose également de terres argileuses qui se prêtent facilement à la fabrication de poterie et de brique entrant dans la construction de maisons et autres ouvrages d’art.

Nul lieu n’a plus attribué de légende des trésors arrachés aux galions que cette île située face au rivage nord-ouest d'Haïti.La Tortue développe, au nord, des montagnes tellement inaccessibles qu’on appela cette côte la « côte de fer ». Au sud, son port offre un excellent refuge bien abrité. On y trouvait aussi un entrepôt pour le trafic des cuirs avec les boucaniers de Saint-Domingue, et du tabac, produit sur place. Cependant, ce sont bien les captures faites au dépens des espagnols qui firent à la Tortue la réputation du meilleur repaire des flibustiers de la Caraïbe.

Le Vasseur prit le contrôle de l’île en 1640, avec de nombreux hommes, ce qui représenta un net avantage aux pirates, car celui-ci repoussait sans cesse les anglais. Il devenait facile de se ravitailler en vivres et en poudre sur l’île, et dès que les aventuriers effectuaient une capture, au lieu de devoir l’emmener à plusieurs mois de voyage, la mettait dans le port de la Tortue et dès le lendemain ils étaient à l’embouchure des rivières et des ports de Saint-Domingue(Haiti aujourd'hui).

Le 6 juin 1665, la Tortue est rattachée à Bertrand d’Ogeron et donc au domaine français. D’Ogeron avait mené la vie des boucaniers à la Côte de Port-de-Paix( Valparaiso), au Petit-Goâve, puis de 1662 à 1664, avait contribué au développement de la Grande Antille en assurant le transport de centaines d’engagés depuis Nantes sur Léogane et le Petit-Goâve. Cependant, les flibustiers jouissaient encore d’une sorte de régime anarchique qui les laissait libres de toute imposition et leur permettait de trafiquer à leur guise.

C’est vers 1670 que l’ordre fut rétabli, les turbulences allaient certes perdurer mais il n’était plus question d’insoumission véritable.

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La Tortue, une île oubliée

Le visiteur qui veut se rendre à l'lle de La Tortue a le choix : soit en bateau marchand soit en avion quand les deux petites pistes d'atterrissage situées à Pointe Ouest et Haut Palmiste sont en état de fonctionnement. Il existe une troisième possibilité, c'est le « fly boat » ou « fast boat », une chaloupe à moteur. Si les voiliers mettent plus d'une demi-heure pour effectuer la traversée Port-de-Paix - lle de La Tortue, le « fly boat » permet au voyageur pressé de se rendre sur l'île en moins de 20 minutes.
Malheureusement,les ports des différents villages de l'lle de La Tortue ne disposent pas d'un quai permettant aux bateaux d'accoster ; le transport des passagers jusqu'à la terre ferme s'effectue encore, en 2007, à dos d'homme !...
Une population participative
A Pointe Oiseau, le touriste, une fois débarqué, constate rapidement l'absence de l'Etat : aucune infrastructure, aucune présence policière sinon un hôtel « Princess Corporation », quasiment vide, dont le nom a été probablement emprunté par le propriétaire, suite à une visite aux Bahamas où se trouve un grand hôtel du même nom. La seule infrastructure qui existe est un pont construit sur la côte, reliant la route au port. Pointe Oiseau est électrifié, mais attention ! c'est grâce à la cotisation et à l'entente entre les habitants qui se partagent l'énergie fournie à partir des génératrices. D'ailleurs, le soir, on a même l'impression qu'il existe plus de maisons électrifiées sur l'île qu'à Port-de-Paix, la ville d'en face où l'EDH est pratiquement inexistante depuis belle lurette.
Pour visiter l'île où circulent environ une cinquantaine de camions et véhicules tout-terrains, le touriste peut solliciter les services de « Princess Hotel » qui peut mettre un chauffeur à sa disposition, moyennant une généreuse gratification pour ce dernier. La route, construite par la population, est étroite et elle est en terre battue. Certaines pentes sont tellement abruptes qu'on s'interroge sur la praticabilité de cette route par temps de pluie...
Sur toute la route, le visiteur s'étonne de remarquer de superbes constructions sur le flanc des mornes et qui appartiennent vraisemblablement à des « diasporas » ayant vécu à Turks and Caicos, Providentiales, Bahamas ou à d'anciens boat people s'étant réfugiés en Floride. L'énergie électrique et l'eau courante y sont présentes, et des antennes paraboliques surplombent parfois les toits de ces résidences privées.
A l'attente d'un projet de développement touristique
Deux stations de radios fonctionnent à l'lle de La Tortue. La 4VET (Voix Evangélique de La Tortue) émet sur le 93.1 FM et relie la plupart des émissions de la 4VEH basée au Cap-Haïtien. Le directeur de cette petite station est très accueillant et s'estime heureux d'offrir un tour aux visiteurs. Cette station de 500 watts, en raison de sa position dans les hauteurs de « Pagne », arrive à couvrir une très grande partie de l'île et de ses environs.
Il est 10 heures du matin ; au micro, trois adolescents animent une émission du type vacances-variétés pour les jeunes. Le pus âgé est muni d'un ordinateur portable (Laptop) et, avec une diction trébuchante, il lit en français un article se rapportant à la santé. Il est visiblement intimidé par la présence des étrangers. 
A l'lle de La Tortue, les habitants sont accueillants, mais ils laissent l'impression de vivre quotidiennement en attente d'une bonne nouvelle ou d'un projet d'envergure pour leur territoire. Conversant avec une citoyenne américaine de passage, l'un des jeunes n'hésite pas à l'interroger : « Etes-vous venue sur l'île pour envisager un projet de développement touristique pour nous ? » Témoin de la scène, on pense tout de suite aux multiples possibilités qu'offre cette île si seulement les Haïtiens étaient plus réalistes !... Imaginez un instant cette île habitée par des Québécois ou des Allemands... De nombreux projets similaires existent dans le monde. Pourrait-on s'empêcher de rêver de Resorts, de Marinas, de terrains de golf, de bateaux de croisière, d'aéroport international, de chaînes d'hôtels dans ce magnifique endroit situé à 1 heure et demi seulement de Miami ?... Devrait-on prouver l'apport économique auquel, à elle seule, cette île pourrait contribuer, pour le développement d'Haïti ?...
Pourvue d'un beau paysage assez boisé, de belles plages sablonneuses mais désertes, d'eau potable en provenance de sources naturelles, et d'une agréable température, l'lle de La Tortue est donc un véritable cadeau du ciel et de la nature mais, c'est un vrai gaspillage, un paradis inexploité.
Palmiste, le point central de l'Ile de La Tortue
Situé au coeur de l'lle de La Tortue, Palmiste est considéré comme le village le plus développé de la région. Y siègent un Commissariat de Police (avec seulement 6 policiers), une église catholique, au moins un temple protestant, trois cybercafés, une station de radio communautaire (Tortue FM émettant depuis Haut-Palmiste sur le 93.1). Le Collège Saint-Miguel des Frères des Ecoles Chrétiennes (FEC), a été fondé en 1985. Il est fréquenté par un effectif de 279 élèves. C'est d'ailleurs la principale école secondaire de l'île. Le nouveau directeur de cet établissement scolaire, le jeune Frère Marc-Antoine Fleurisca, est fier d'indiquer aux visiteurs que « son institution est la meilleure de l'île et qu'on ne fait pas de cadeau à ceux qui la fréquentent, car on y dispense une éducation de qualité ». A noter que, sur le même campus, est logée l'Ecole Notre-Dame des Palmistes, également la plus importante école primaire de l'île, avec un effectif de 850 écoliers.
Disposant d'une vue superbe de Port-de-Paix et de toute la côte Nord-Ouest (décrite par certains comme étant « la pus belle vue de la terre d'Haïti », en particulier de la zone qui va du Cap-Haïtien à Jean-Rabel), la Téléco utilise le toit de la résidence des religieux pour installer ses équipements de communication. Cette position est stratégique, puisqu'elle est située en face du sommet du Haut Piton. Cependant, à part les téléphones cellulaires accessibles à certains endroits de l'île, la Téléco n'offre aucun service à domicile, et, depuis un an et demi, leur système téléphonique public est en dysfonctionnement.
Une absence remarquable de l'Etat
En raison de l'absence de l'Etat, les véhicules circulent sur l'île sans aucune plaque d'immatriculation ; qui pis est, certains utilisent des plaques enregistrées aux Bahamas, leur pays d'importation !...
En dépit de la pauvreté apparente de l'île, le visiteur se rend rapidement à l'évidence de la richesse de certains habitants dont bon nombre possèdent des bateaux commerciaux reliant la Floride à Port-de-Paix. Un particulier a même entrepris la construction d'un mini-stade de sport avec ses propres ressources financières, et l'appui de la population locale.
Une association dynamique des habitants de cette région insulaire et un regroupement des enfants de l'lle de La Tortue vivant à l'étranger favoriseraient une prise de conscience ou un réveil des esprits en ce qui a trait à la situation déplorable de ce territoire. Ce regroupement pourrait prendre en main la destinée de l'île, sinon exercer des pressions sur l'Etat central qui, jusqu'ici, est non seulement inexistant mais s'est montré désintéressé jusqu'à laisser l'impression d'oublier complètement cette île de 180 Km2 où vivent officiellement 28 à 30.000 âmes, mais, 50 à 60.000, selon un notable de la zone, M. Louiston Altès, le directeur de Tortue FM.

Joël Lorquet
Joellorquet@yahoo.com